“L’existence précède l’essence”: on n’est pas des moules!
août 7, 2007 by charliepoeteblogEaux profondes
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogDe grandes eaux courent dans le corps des hommes,
de grandes eaux ruisselant sous les voûtes de l’esprit
- quelque part en toi, tu es plus que toi,
quelque part en toi une chose autre te dépasse.
Et ces eaux, dans leur limpidité noire
portent partout le souvenir ancien des bassins supérieurs
et le désir de l’homme.
Les prières qui montent des gorges prisonnières,
la voix qui te parle au delà de ces vaines fumées,
les mots que tu clames en brassant les images,
tout se mêle et se perd aux déversoirs de l’âme
Mais les amants rassemblent dans leurs bras les torrents
et c’est d’un CRI soudain
que l’eau jaillit DEBOUT !
Alain C.
Assemblage
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogLes pieds mènent la danse.
Par dessus la jambe,
le tronc s’en balance.
Plus haut des intellects pensent.
Et tout ça existe !
Pôvre Charlie
Peut-être la grâce
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogRêgnes-tu ma promise ?
Dans l’étonnée des voeux de la rosée,
aux jardins de cristal où avrilent les fleurs
Là Sa bouche, là Ses yeux, plus tard Son sourire,
des larmes pour la joie perlées sur le vivre en attente
Bas et blanc étrangement,
le soleil dans l’aura des calices,
offert en communion au bleu lavé du ciel
déverse sa lumière sur un plateau d’argent
Je vais à Lui, miroir ébloui, sur la fragilité des ponts de glace,
le pas aussi léger qu’un ange sur un nuage
Les cheveux de la brume se marient aux rameaux
aux gestes incertains éplorés vers le ciel: l’appel !
Et les désirs s’accrochent aux ailes des oiseaux,
les barques tirent sur leurs amarres
comme pour un départ
Tout ici est attente, déclinaison du Verbe:
là Sa bouche, là Ses yeux, plus tard Son sourire,
tout est permis dans l’éclôt du matin qui prie.
Alain C.
Trafic
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogNe ratez pas la correspondance,
je vous emmène en voyage
sur des voies à double sens
Montez, montez
dans le train des images,
prenez une place assise
et n’oubliez pas les valises:
un mot peut en cacher un autre
Pôvre Charlie
merci à la Sncf
Bleus infinis
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogA l’homme hors de son trou, à l’homme qui se projette,
à l’homme qui se croit dieu, à l’homme sacrilège
A celui qui appelle, tiré par des mains invisibles
qui l’entraînent vers le bas, le perçu, le fini, le compté
A l’homme aux pieds de plomb, à l’homme aux bras coupés
A l’homme qui a froid, à l’homme dans sa nuit et qui pleure ses rêves
A cet homme je prendrai
sa souffrance,
comme une fleur crucifiée, les étoiles dans sa tête
et le ciel bleu
de son regard
Alain C.
A ses trousses
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogTendre la main vers l’Ennemie,
prendre avec elle les libertés
qu’aiguise la joie des filles
et relever ses jupes
sur ses jambes grêles:
Trousser la mort !
Pôvre Charlie
merci à A. H.
Oiseau
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogTu crois au retour des marées,
à l’éternelle succession des cycles, à la reconduction permanente,
des êtres et des choses,
à la durée
Moi ma loi est dans l’éphémère,
dans le vol effaré de l’instant qui s’enfuit,
dans ce jour qui s’achève en agonie,
dans la mort
La mer vient et revient heurter l’arrogance des digues
Les mouettes à grands cris
se disputent leur part de survie
Ce battement d’ailes est le dernier
L’oiseau fatigué va se coucher sur le côté,
l’œil tourné vers cet ailleurs
qui le réclame
Alain C.
Le grand cirque
décembre 10, 2006 by charliepoeteblogLe ciel tend son arche
Sous le grand chapiteau,
l’étoile fait la belle
Mais nos yeux d’enfants que le sable remplit
ne sauront pas crever la nuit.
Pôvre Charlie

