De grandes eaux courent dans le corps des hommes,
de grandes eaux ruisselant sous les voûtes de l’esprit
- quelque part en toi, tu es plus que toi,
quelque part en toi une chose autre te dépasse.
Et ces eaux, dans leur limpidité noire
portent partout le souvenir ancien des bassins supérieurs
et le désir de l’homme.
Les prières qui montent des gorges prisonnières,
la voix qui te parle au delà de ces vaines fumées,
les mots que tu clames en brassant les images,
tout se mêle et se perd aux déversoirs de l’âme
Mais les amants rassemblent dans leurs bras les torrents
et c’est d’un CRI soudain
que l’eau jaillit DEBOUT !
Alain C.