Rêgnes-tu ma promise ?
Dans l’étonnée des voeux de la rosée,
aux jardins de cristal où avrilent les fleurs
Là Sa bouche, là Ses yeux, plus tard Son sourire,
des larmes pour la joie perlées sur le vivre en attente
Bas et blanc étrangement,
le soleil dans l’aura des calices,
offert en communion au bleu lavé du ciel
déverse sa lumière sur un plateau d’argent
Je vais à Lui, miroir ébloui, sur la fragilité des ponts de glace,
le pas aussi léger qu’un ange sur un nuage
Les cheveux de la brume se marient aux rameaux
aux gestes incertains éplorés vers le ciel: l’appel !
Et les désirs s’accrochent aux ailes des oiseaux,
les barques tirent sur leurs amarres
comme pour un départ
Tout ici est attente, déclinaison du Verbe:
là Sa bouche, là Ses yeux, plus tard Son sourire,
tout est permis dans l’éclôt du matin qui prie.
Alain C.